Partir vivre à l'étranger,  Vivre à Saint-Martin

Nos 3 mois de vie à Saint-Martin

Et voilà, nous y sommes ! Cela fait déjà 3 mois que nous sommes arrivés sur cette île paradisiaque tant prometteuse. Et si nous faisions un petit point.

Le temps passe très vite, j’hallucine, j’ai l’impression que ça fait 1 mois seulement. Nous savions, en venant, que trouver un logement est très difficile, et nous avions la chance d’avoir une chambre en arrivant dans la famille de Mister. 

Notre installation

Bien qu’on est été très bien accueilli et que nous ne nous attendions pas a du grand luxe, on a quand même très vite déchanté.

Le logement dans lequel nous avons vécu les 10 premiers jours était vraiment trop trop trop loin de ce dont nous avions l’habitude. Certes je suis parti pour le changement mais là c’était vraiment trop brutal ! 
Nous avons vécu dans une maison à Pic Paradis. Si je ne dis pas de bêtises, Pic Paradis est le point le plus haut de l’île, la végétation est dense, c’est très vert et très humide. En bref; c’est la jungle.

Certes c’est très beau et très dépaysant mais vivre dans une maison sans fenêtre, sur une île envahie de moustiques, euh comment vous dire?

C’est juste insupportable. Je l’ai très mal vécu. Dans un premier temps j’ai essayé de rester positive et de m’adapter mais en réalité c’était horrible, je ne pouvais pas rester en place tellement je me faisais dévorer, on me disait que c’est normal car je viens d’arriver mais je vous assure que non. Pour preuve quand on a déménagé, je me suis fais piquer 5 fois en une semaine, au lieu d’environ 30 fois par jour ! 

Trouver un logement à Saint-Martin 

Lorsque nous en avons discuté et conclu qu’il fallait qu’on déménage, la question du où et comment s’est posé.

Je vous confirme qu’à Saint-Martin il est très difficile de se loger. Déjà avant Irma, ça n’était pas facile mais actuellement c’est encore plus difficile. Peu de logements sont reconstruit (côté français) et le peu qu’il reste sont loué à des prix exorbitant et souvent sont loué seulement pour le tourisme. Oui il faut comprendre les proprios : c’est mieux de louer un studio 800 euros la semaine plutôt que 800 euros le mois… sauf que si les gens qui viennent travailler sur l’île ne peuvent pas se loger à un moment donné, le tourisme aussi risque d’en pâtir.

Enfin, quoiqu’il en soit nous avons été extrêmement chanceux car nous sommes tombé sur une annonce sur Facebook, nous avons contacter la personne, (sans grande conviction car l’annonce datait de 3 semaines), et quelle surprise!

L’appartement était toujours libre. Je vous passe la partie pendant laquelle nous nous sommes démené pour avoir ce logement, en résumé il a fallu trouver un garant, payer 2 mois d’avance + une caution et fournir fiche de paie, avis d’impôts etc. Mais nous sommes les heureux locataires d’un studio pour lequel nous payons 800 euros par mois sans les charges… qui bien sûr sont beaucoup plus chères qu’en Métropole. Et oui, on dit que la misère au soleil est plus facile à vivre !

Se déplacer, trouver un véhicule à Saint-Martin

C’est cool, maintenant on a notre appartement sauf qu’on a plus de moyen de locomotion auparavant gentiment laissé à notre disposition à la maison de Pic Paradis.

Autant pour l’appartement nous avons eu de la chance, autant pour trouver une voiture il a fallu 2 mois. Au début de nos recherches nous avons acheté un petit scooter. Mais à deux sur un 50, sur une île dont les routes sont pleines de trous et surtout où il y a des montées de dingue… Il fallait vite trouver autre chose. On s’en ai taper des barres quand on était à 10km/h à peine dans les montées. Mais bon notre petit scoot nous a bien dépanné quand même. Et c’est très pratique, sachant que sur l’île il n’y a qu’une route et qu’elle est très souvent bouchée.

On en a vraiment eu marre quand il y a eu 2 ou 3 semaines de pluie quasiment non-stop et qu’on était bloqué chez nous parce qu’en scoot c’était pas possible de sortir et qu’il fallait qu’on aille faire des courses. 

On a donc contacter plusieurs taxis mais c’était entre 60 et 80 euros l’aller retour pour faire environ 15 km en tout. Ça faisait un peu cher pour des courses. Heureusement que de là où on vit, on peut quand même se rendre à pied acheter 2 – 3 trucs car les jours où on a plus d’eau c’est très compliqué

Sinon, ici, il y a des « bus ». Je n’ai jamais pris le bus mais ce sont des petits van 9 places avec une plaque d’immatriculation marquée BUS et souvent ils ont des affichettes sur leur tableau de bord qui indiquent où ils vont à peu près. Quand vous en voyez un, vous lui faite signe du bord de la route, et puis vous lui dites où vous souhaitez vous rendre et si c’est ok, au moment de descendre vous lui dites de s’arrêter. Les trajets coûte 1 ou 2$.

Pendant ce temps là, on a continué à chercher une voiture et enfin, au bout de 2 mois on en a trouvé une. Oui trouver une voiture ici, c’est la m****. Toutes les voitures qui sont en dessous de 2000 – 2500 euros n’ont pas de contrôle technique, ou pas de carte grise ou sont vendu pour pièces et ensuite, il n’y a plus de voiture jusqu’à 5000 euros ! Donc oui, elle m’a coûté cher ! Surtout quand on sait que 48 heures après l’avoir acquise, la poignée de la porte conducteur m’est resté dans la main. Une semaine après la batterie était HS et deux jours après ça, un pneu était crevé… mais comme je vous ai dit plus haut : la misère au soleil est plus facile à vivre !

Vous pouvez aussi louer une voiture ou un quad, faut compter entre 350 et 500 euros par mois à peu près, mais pas mal de personnes le font car c’est vraiment compliqué de se déplacer sinon.

Et la dernière solution pour vous déplacer à Saint-Martin c’est le stop. Ça marche très bien à Saint-Martin. Je prends très souvent des auto-stoppeurs à bord de ma voiture de luxe et ça permet de faire des rencontres.

La vie à Saint-Martin

La vie à Saint-Martin est agréable. Quand nous sommes arrivés, 2 choses nous on marqué : la manière dont les gens rapportent tout à Irma et la différence entre le côté français et le côté hollandais. Nous avons attéri à l’aéroport de Juliana qui est côté hollandais. Le temps du trajet jusqu’à Pic Paradis, bien sûr nous en prenions plein la vue mais, en même temps j’ai remarqué cette grosse différence : le côté hollandais est vraiment très touristique, il y a des boutiques, des grands immeubles, ça parait très vivant. Le côté français, lui, est plus sauvage, il n’y a pas d’immeuble, seulement des petits bâtiments. Les habitations sont des maisons colorés, en bois, des maison typique et puis la plupart sont détruites ou en piteux état. Des endroits qui ne sont pas reconstruits, laissé à l’abandon.

Avant Irma
Après Irma

Ce qui m’amène au deuxième point qui ‘a marqué, le rapport des habitants à Irma. La plupart des gens parlent et disent souvent « enfin ça c’était avant Irma » ou « depuis Irma ». En Métropole, je ne m’étais jamais rendu compte de la gravité de cet ouragan, de la difficulté que les gens ont pu connaitre pendant mais surtout après. Ils sont unanimes sur ça: pendant, c’était difficile mais la peur de « mourir », l’adrénaline leur a donner la force de passer ce moment. Mais le lendemain et surtout les semaines qui ont suivi, c’était l’enfer. Plus d’eau, plus d’électricité. Plus de nourriture. Tout le monde se rue pour dévaliser les magasins, trouver des frigos dans lesquels ils restent à manger et puis ensuite ramener son butin chez soi comme on peut en évitant les gangs armés de machettes et d’armes à feu à qui il vaut mieux tout donner si on a le malheur de croiser leur chemin.

Après Irma
Avant Irma

J’ai préféré couper cette article en deux parties car il aurait été vraiment long dans le cas contraire. Je reviens très vite pour partager avec vous mon ressenti sur ma vie depuis que j’ai déménagé à Saint-Martin: le quotidien, les courses, le travail et les rencontres.

Connaissez-vous Saint-Martin? Aimeriez-vous y vivre?

Be Happy and Have Fun. Poutous Poutous.

6 commentaires

  • Karine

    Tu cherchais du changement! Je pense que tu es servie… J’imagine que tu ne t’attendais pas à autant de difficultés, mais trouvez-tu quand des avantages à ton nouvel environnement?

    • cataleyachou

      Oui exactement ! Je ne savais pas à quoi m’attendre de toute manière et je me disais « on verra » pour arrêter d’avoir peur de partir. Et oui il y a des avantages, plein. Je compte en parler d’en la suite. J’ai préféré décrire la réalité telle qu’elle est pour que les gens sachent, si ils compte venir vivre à Saint-Martin.

  • September Lullaby

    Mon oncle, son amie et ma cousine vivent à Saint Martin depuis plusieurs années mais je n’avais aucune idée des difficultés à s’installer sur l’île ! Par contre, je comprends tellement à quel point Irma a dû être traumatisante pour eux. Mon oncle et ma cousine étaient là-bas quand l’ouragan est passé et c’était vraiment très difficile pour eux: d’une, l’ouragan en lui-même et de deux, l’après et le « retour à la vie sauvage ». Heureusement, ils n’ont pas eu beaucoup de dégâts en ce qui les concerne et ont pu continuer de travailler et retrouver une vie à peu près normale ! Pourras-tu nous parler de ton premier Noël dans les îles ? 🙂 Bon réveillon en tout cas !

    • cataleyachou

      Oui depuis la Métropole on ne réalise pas du tout à quel point ça a pu être dur. Tant qu’on ne vit pas une situation pareille je pense qu’on ne peut pas imaginer, bien qu’avec toute les histoires qu’on nous a raconté depuis on se fait une idée plutôt précise du stress, de la peur qu’ils ont pu vivre pendant des heures et j’imagine que ton oncle et ta cousine ont dû connaître leur heures de galères aussi. Oui avec plaisir pour l’article sur Noël, je compte raconter les fêtes loin de mes proches dans un prochain article. J’ai pris un peu de retard car cette semaine j’ai une amie qui me rend visite alors je profite d’elle avant qu’elle ne rentre à Lyon. 😁

Répondre à cataleyachou Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *